Comment l’IIoT réduit les coûts de production

Comment l’IIoT réduit les coûts de production

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Actualisé le par Olivier VUILLET

Comment l’IIoT réduit les coûts de production

Si vous êtes dans l’industrie, vous savez ce que peut vous coûter un arrêt de ligne à cause d’un incident imprévu. Les installations de production d’aujourd’hui sont soumises à une pression constante pour minimiser les arrêts et augmenter les rendements et c’est là que l’Internet industriel des objets (IIoT) fait la différence.

Qu’est-ce que l’IIoT ?
L’Internet industriel des objets (IIoT pour Industrial Internet of Things) fait référence aux capteurs, instruments et autres dispositifs interconnectés en réseau avec les applications industrielles des ordinateurs, y compris, mais sans s’y limiter, la fabrication et la gestion énergétique. Cette connectivité permet la collecte, l’échange et l’analyse de données, ce qui pourrait faciliter l’amélioration de la productivité et de l’efficacité ainsi que d’autres avantages économiques (source wikipedia.org).

La technologie industrielle IIoT accélère les opérations de fabrication, rendant les processus et les dispositifs plus intelligents et améliorant la durée de vie des équipements de l’usine. Les analystes prédisent que les applications IIoT pour la fabrication pourraient créer une valeur de 3,7 milliards de dollars d’ici 2025, augmenter la productivité de 25 % et réduire les temps d’arrêt jusqu’à 50 %*. Ainsi les imprimantes IIoT industrielles atteignent de nouveaux niveaux d’efficacité, de réduction des coûts et de durabilité dans la production.

Application de réalité augmentée pour une imprimante Hitachi

Application de réalité augmentée pour une imprimante Hitachi

L’IIoT transforme les imprimantes industrielles
Bien que le marquage industriel ne représente qu’une petite partie de la production manufacturière, il joue un rôle important pour répondre aux besoins des consommateurs. L’un des secteurs de fabrication qui utilise le marquage industriel spécialisé est l’industrie de l’agroalimentaire et des boissons – pour imprimer les dates de péremption sur les contenants de lait ou les cartons d’œufs ou même les canettes de bière. Parce que l’industrie agroalimentaire est très réglementée, ces machines doivent imprimer l’information rapidement, de façon fiable et précise sur les emballages primaires et secondaires permettant de suivre efficacement le flux des marchandises du producteur au consommateur. Les éventuels problèmes peuvent être ainsi identifiés tout au long de la chaîne d’approvisionnement afin d’en détecter la source et d’y remédier.

Pour les industriels de l’agroalimentaire et des boissons, la technologie IIoT transforme les imprimantes industrielles ordinaires en dispositifs IIoT afin d’améliorer l’efficacité opérationnelle, la fiabilité, la qualité de service et la durabilité. Avec les imprimantes IIoT industrielles, les entreprises peuvent mesurer le temps de fonctionnement, surveiller les indicateurs de performance clés (KPI) à l’aide d’analyses et utiliser des tableaux de bord pour surveiller l’ensemble d’un parc d’imprimantes afin d’identifier les problèmes liés au marquage.

L’IIoT garantit que les imprimantes restent en ligne
Pour répondre aux besoins croissants des fabricants, des tableaux de bord IIoT de nouvelle génération sont en cours de développement pour transformer les imprimantes industrielles en dispositifs IIoT. En utilisant des capteurs dans l’imprimante pour communiquer avec une plate-forme IIoT, ces systèmes permettent aux opérateurs de visualiser l’état de l’imprimante, les niveaux d’encre et la viscosité. Ils peuvent également mesurer la pression, le taux de rendement de la production, les habitudes des utilisateurs et même la raison pour laquelle les imprimantes sont hors ligne – un problème coûteux et chronophage pour les fabricants.

Les imprimantes IIoT réduisent l’impact environnemental
Non seulement les imprimantes industrielles IIoT aident les fabricants à éviter que les imprévus n’aient un impact sur la production, mais elles réduisent également l’impact environnemental en améliorant la consommation d’énergie des imprimantes et en utilisant nettement moins d’additif que les autres imprimantes, ce qui est meilleur pour l’ environnement et les opérateurs. Grâce à la technologie d’impression IIoT, Hitachi co-créera avec ses clients des solutions qui apportent des avantages significatifs à l’industrie de demain.

Conclusion
L’avenir de l’IIoT reste encore à imaginer. Néanmoins, les industriels vont gagner en maturité et l’IIoT va transformer leurs pratiques de manière de plus en plus visible. C’est une évolution qu’il ne faudra pas négliger pour être certain de pouvoir encore créer de la valeur pour ses clients dans le futur.

*McKinsey Global Institute. The Internet of Things: Mapping the Value Beyond the Hype. Juin 2019

 

 

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Les coûts cachés du marquage de fin de ligne

Les coûts cachés du marquage de fin de ligne

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Actualisé le par Olivier VUILLET

Les coûts cachés du marquage de fin de ligne

Lors du choix de la technologie de codage de votre fin de ligne de production, il est important d’avoir une information claire sur le coût total de possession. Pour le marquage des emballages secondaires, le jet d’encre haute résolution et l’étiquetage automatique génèrent des coûts cachés qui peuvent s’additionner de manière significative sur la durée de vie de la machine.

Lorsqu’on compare les solutions, il est utile pour un industriel d’examiner les quelques coûts cachés suivants qui auront un impact sur le coût total d’exploitation de ces systèmes :

Les consommables

Les consommables que l’on retrouve dans les technologies de marquage de fin de ligne contribuent à votre coût total de possession d’une manière importante. Pour le jet d’encre, gardez à l’esprit les coûts associés à l’encre et aux têtes d’impression.

Dans les environnements habituels d’impression d’emballages secondaires, les minuscules buses des têtes d’impression à jet d’encre peuvent se boucher. Cela se produit en moyenne tous les 1,5 ans avec la plupart des têtes standard sur le marché, le plus souvent, la tête d’impression doit être jetée et remplacée.

Pour les technologies d’étiquetage automatique des cartons, tenez compte du coût des étiquettes, par exemple : en fonction du sens de dépose de l’étiquette ou de la taille de votre message plus l’étiquette sera grande, plus le coût par marquage sera élevé. Également, dans les systèmes d’étiquetage, vous devrez tenir compte du coût de l’air comprimé, de la consommation d’énergie et des coûts d’entretien liés aux systèmes pneumatiques.

Pour réduire vos dépenses de consommables, les imprimantes haute résolution qui offrent des têtes d’impression réparables vous aideront à réduire vos coûts de possession à long terme. La technologie industrielle la plus fiable peut durer jusqu’à 10 ans ou 90 milliards d’impulsions. Ou, si votre ligne utilise l’étiquetage automatique, recherchez des solutions simples, modulaires et qui permettent une économie d’énergie.

La qualité d’impression ou d’étiquetage inadaptée ou la dégradation de l’impression

Lorsqu’il s’agit de codage de cartons, s’ils ont été imprimés de façon incorrecte ou ne sont pas complètement marqués à cause d’une de vos têtes d’impression, vous ferez face à l’un des deux scénarios suivants : soit vos opérateurs de ligne investiront du temps pour retravailler ces cartons mal marqués en passant les mêmes cartons une deuxième fois sur la ligne, soit le carton sera mis au rebut. Il en va de même lorsque les étiquettes ne sont pas déposées correctement sur le carton. Si le problème n’est pas identifié de façon rapide, il faudra recommencer et gaspiller des consommables, voire organiser un retour de vos produits avec vos clients. Dans tous ces scénarios, cela vous coûtera du temps, de l’argent et de la productivité.

Rechercher des systèmes d’impression haute résolution avec des indicateurs qui vous alertent d’un niveau d’encre bas et qui permettent le changement de consommables en cours de production. Dans les technologies d’étiquetage, les applications les solutions les plus simples assureront une fois de plus un fonctionnement fiable et reproductible qui ne mettra pas votre production à la merci d’un aléa. Priorisez la sélection d’un système avec des options de capteur de tampon intelligent qui peut alerter les opérateurs lorsque des produits sont manqués ou que plusieurs tentatives d’application sur le substrat ont échoué.

Les changements de produits sur la ligne

Des séries plus courtes pour les produits personnalisés à la demande des consommateurs donnent lieu à des changements de produits jusqu’à 3 fois ou plus sur chaque ligne au cours d’une journée. Pour répondre à cette demande, il faut passer du temps à modifier les paramètres de la ligne ou à créer un nouveau message. Pour l’impression jet d’encre et les applicateurs d’étiquettes, choisissez des solutions qui mettent l’accent sur la facilité d’utilisation grâce à des écrans tactiles simples et conviviaux et des solutions logicielles connectées qui permettent des changements de message ou de paramètres rapides et faciles. Cela limitera les erreurs de manipulation et accélèrera les modifications en production.

La maintenance

En raison de la poussière de carton ondulé, de la colle et des contaminants en suspension dans l’air que l’on trouve souvent en fin de ligne de production les petites buses des imprimantes à jet d’encre peuvent se bloquer, ce qui nécessite la purge et le nettoyage de la plaque frontale de la tête jet d’encre. Cela peut se produire une fois par jour en fonction de la qualité du carton ondulé et de l’environnement d’impression. Dans certains systèmes à jet d’encre, la purge et le nettoyage nécessitent 5 à 10 minutes d’intervention manuelle et de temps d’arrêt. De même, les systèmes d’étiquetage nécessitent des coûts d’entretien supplémentaires s’ils sont mal conçus.

Pour limiter l’entretien préventif de votre ligne et faire des économies à long terme, tournez-vous vers un système de purge automatique et programmable des têtes d’impression. Le mieux est encore une fonction de nettoyage automatique qui peut être réglée à des intervalles définis par le client afin de réduire considérablement les interventions humaines. Pour l’impression-pose d’étiquettes, choisissez une solution fiable et permettant d’optimiser les interventions des opérateurs. Un changement de consommables par exemple, doit se faire le plus simplement du monde, sous peine de pénaliser la productivité.

Conclusion

Ce ne sont que quelques exemples de coûts cachés. Les industriels doivent constamment trouver un équilibre entre l’amélioration de la qualité de la production et le maintien des coûts d’exploitation les plus bas possibles. Les coûts d’achat des imprimantes peuvent dissuader les fabricants sensibles aux prix de mettre à niveau leur technologie de codage et d’étiquetage. Pourtant, il peut être encore plus coûteux de persévérer avec de l’équipement désuet.

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Impression jet d’encre industrielle : optimisez vos installations

Impression jet d’encre industrielle : optimisez vos installations

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Impression jet d’encre industrielle : optimisez vos installations


L’impression jet d’encre industrielle d’aujourd’hui ne ressemble plus au jet d’encre de la fin des années 70, car la Peugeot d’aujourd’hui ne ressemble pas à celle de votre père ! En d’autres termes, du point de vue des applications, vous pouvez toujours utiliser des anciens systèmes d’impression jet d’encre qui fonctionnent, tout comme vous pouvez trouver une ancienne Peugeot fiable. Mais est-ce que c’est ce que vous voulez conduire aujourd’hui ?
Il en va de même pour le jet d’encre aujourd’hui avec l’impression à plus haute résolution et la possibilité d’imprimer des codes à barres et des logos, ainsi que des systèmes qui ont une capacité d’auto-nettoyage et d’avertissement tout comme les automobiles d’aujourd’hui. Les progrès technologiques ont permit de franchir de nombreuses barrières, de l’automobile à la médecine en passant par le jet d’encre industriel.

L’impression jet d’encre industrielle permet d’imprimer à 600 DPI (points par pouce) et à des vitesses de plus de 200 produits par minute. Mais en avez-vous besoin ? Voulez-vous payer pour ça ? Comment répondre à vos besoins avec la bonne résolution et la bonne vitesse ? Qu’est-ce qui est important pour vous ? TCO (coût total de possession), temps de maintenance, temps de fonctionnement, fiabilité ?Saviez-vous que la plupart des impressions couleur à la maison ou au bureau se font à une résolution macro (résolution effective de l’image) de 150 dpi ou moins ? C’est vrai. Et ça a l’air sacrément bien ! Cela signifie donc qu’à plus de 150 dpi, vous vous débrouillerez probablement très bien avec n’importe quelle imprimante industrielle pour la plupart des applications, et que 200 ou 300 dpi suffiront pour remplir de nombreuses exigences en matière de codes à barres.

Vitesse ou débit ?

A combien de produits par minute la plupart des lignes d’emballage d’aliments et de boissons fonctionnent-elles ? Réponse : 70 à 120 est le besoin le plus typique, certaines allant jusqu’à 150 produits par minute et d’autres à moins de 30 produits par minute. Encore une fois, de quelle imprimante avez-vous besoin ? De nos jours, un bon nombre d’imprimantes peuvent faire du bon travail, néanmoins si vous êtes à l’extrémité supérieure du spectre sachez que certaines imprimantes ont besoin d’imprimer plus de points (dpi) pour couvrir une zone, ce qui réduit la réponse en fréquence ou le débit (la réponse en fréquence est la vitesse à laquelle les points doivent être imprimés pour couvrir une zone, disons un centimètre carré).

Entretien ?

À quelle fréquence devez-vous remplacer l’encre ? Pouvez-vous continuer à imprimer tout en changeant les bouteilles ou les cartouches ? Le système vous envoie-t-il un avertissement adéquat ou le voyez-vous dans l’entrepôt après coup ? Il faut nettoyer la tête ?

Y a-t-il des arrêts de production dus à l’imprimante ? Pendant que vous prenez soin de l’imprimante vous ne faites pas autre chose,… Une imprimante de nouvelle génération intègre toutes ces fonctionnalités. Oui, elle peut être programmée pour nettoyer automatiquement la tête d’impression hors production, pendant les pauses déjeuner ou après les heures de travail. Les cartouches d’encre peuvent être changées sans interruption et les alarmes sont programmables et disponibles bien avant qu’il n’y ait plus d’encre.

Cela signifie qu’il n’y aura pas de produits non marqués dans l’entrepôt. Aujourd’hui, ces fonctionnalités sont disponibles sur quelques produits seulement. Ne vous faites pas avoir à payer trop pour des fonctions que vous n’aurez pas.

Mise à jour et fiabilité ?

La fiabilité de votre imprimante est directement proportionnelle au temps de fonctionnement. Votre fournisseur conserve-t-il ces données et statistiques à des fins d’amélioration continue ? Est-ce qu’il partage ces données avec vous et vous fait des recommandations d’amélioration ? C’est un signe de la qualité de votre fournisseur. Demandez les données, et s’il ne peut pas les fournir, demandez pourquoi.

Réparabilité ?

Votre imprimante est-elle réparable ? Votre tête d’impression peut-elle être réparée ou doit-elle être jetée ? Avez-vous additionné tous les coûts ? Soyez prudent, assurez-vous de comparer des choux avec des choux lorsque vous regardez le coût de vos impressions.

Conclusion

Finalement, combien vous coûte réellement votre solution de marquage industriel ? Utilisez-vous un matériel adapté à vos besoins à l’heure actuelle ? Idéalement, il est utile de se poser ces questions au moment de l’achat de votre imprimante, le prix d’achat n’est qu’une constituante secondaire de votre investissement, la partie visible de l’iceberg en quelque sorte.

 

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TRS, TRG,…comment améliorer le rendement de votre ligne de production ?

TRS, TRG,…comment améliorer le rendement de votre ligne de production ?

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TRS, TRG,…comment améliorer le rendement de votre ligne de production ?

Comme les lignes de conditionnement sont devenues plus efficaces, les pertes ou les problèmes sur la ligne peuvent devenir moins visibles et plus difficiles à identifier. Les lignes peuvent par exemple être lentes en raison de multiples micro-arrêts ou les performances globales de la ligne peuvent fléchir en raison d’un manque de procédures établies pour les opérateurs. On peut rater ce qu’on ne voit pas.

Mais il existe des solutions qui permettent aux managers de mieux voir et corriger les problèmes. Le TRG (Taux de rendement global), un indicateur économique qui mesure la productivité d’une ligne sur une période donnée, est l’une de ces solutions.

Les managers qui cherchent à accroître leur efficacité globale devraient envisager d’adopter le TRG parce qu’il permet de réduire les six grandes pertes possibles en fabrication (dont il est question ci-dessous). Le TRG fournit aux managers des données provenant de l’ensemble d’une opération. Avoir accès à ces données peut faire la différence entre une ligne qui fonctionne efficacement et une autre qui ne fonctionne pas.

En plus de mettre en œuvre le TRG, les managers devraient également mettre en œuvre et comprendre la maintenance productive totale (TPM) et le changement rapide d’outils (SMED), qui sont également détaillés ci-dessous.

Qu’est-ce que le TRG ?

Le taux de rendement global (TRG) mesure votre habileté à bien gérer un équipement afin de produire un maximum de valeur ajoutée. Il détermine le temps qui est vraiment productif. Il mesure la qualité, la performance et la disponibilité. Il y a un peu de mathématiques derrière tout cela, mais c’est assez simple. Votre pourcentage TRG est le pourcentage de la disponibilité de votre équipement multiplié par la performance et la qualité. Ça ressemble à ça dans une équation :

TRG = Facteur de disponibilité x Facteur de performance x Facteur de qualité

Par exemple : Si une ligne d’emballage peut produire une unité en 30 secondes et que je l’utilise pendant une heure, je devrais avoir 120 unités à la fin de cette heure. Si je n’ai produit que 100 unités à la fin de cette heure, ma ligne a subi une perte de performance.

A La différence du TRG, le TRS (Taux de rendement synthétique) ne prend pas en compte les arrêts planifiés, le TRG les inclut. Le TRG est donc une mesure plus générale de l’utilisation du moyen de production.

En utilisant le TRG, vous pourrez voir ce qui a mal tourné, où cette perte s’est produite et pourquoi vous avez produit 20 unités de moins que ce que vous auriez dû. Et vous serez en mesure de lancer des plans d’actions pour réduire les pertes.

Qu’est-ce que la TPM ?

Née officiellement au Japon en 1971, la TPM (initiales de l’anglais japonais Total Productive Maintenance, traduit diversement en français par « maintenance productive totale » ou « maintenance totale productive ») est une évolution des méthodes de maintenance visant à améliorer le rendement des machines par une démarche proactive pour éliminer les six grandes causes les plus communes de défaillance qui sont :

  • Les bris et les pannes d’équipement
  • La mise en service et les réglages
  • Les micro-arrêts, les attentes et les marches à vide
  • Une vitesse réduite de la ligne
  • Les pannes au démarrage
  • Les rejets et les défauts en production

En identifiant, en surveillant et en travaillant à les éliminer, vous ferez ce qu’il faut pour réduire au minimum les temps d’arrêt non planifiés et improductifs de votre ligne.

Qu’est-ce que la méthode SMED ?

La méthode SMED a pour objet de réduire le temps d’un changement de série et de permettre ainsi de produire des plus petits lots pour répondre aux demandes changeantes des consommateurs. Cette méthode de « changement rapide d’outil » a été développée par Shigeo Shingō pour le compte de l’entreprise Toyota.

Depuis sa création, le SMED s’est élargi à l’ensemble de l’industrie manufacturière pour tout ce qui concerne les changements de ligne. Si je change une ligne de bouteilles de 1 litre à 2 litres, par exemple, il y a beaucoup à faire : changer les bouteilles, changer les guides dans mon convoyeur et changer la hauteur et le positionnement de l’équipement de marquage.

Le SMED englobe tout ce que vous faites pour permettre le bon déroulement du changement.

Comment commencer à utiliser le TRG ?

Maintenant que vous connaissez la terminologie. Je recommande quatre façons de commencer la transformation :

Commencez petit, choisissez d’abord une seule zone. Testez le système TRG sur une seule ligne d’emballage. Cela vous permettra de comparer plusieurs lignes une fois que vous commencerez à utiliser le TRG sur l’ensemble de vos opérations. Si vous pouvez montrer des progrès sur la ligne où vous avez mis en œuvre le TRG, vous pourrez inciter les dirigeants de votre organisation à se demander pourquoi ils devraient l’utiliser dans toute l’usine.

Identifier les paramètres à utiliser. une fois que vous aurez choisi le cadre du TRG/TPM, vous devrez choisir les paramètres les plus appropriés à utiliser afin de tirer le maximum de productivité de ce cadre. Bien sûr, vous allez mesurez la disponibilité, la productivité et la qualité, mais il y a beaucoup de possibilités derrières ces mesures pour définir ce qui constitue un temps de travail planifié ou non planifié. Tout changement aura une incidence sur l’ensemble de votre formule, alors identifiez soigneusement vos paramètres. Ces paramètres doivent être planifiés dès le départ et demeurer cohérents tout au long du processus pour une utilisation optimale du TRG.

Quelle est la cadence de production idéale de votre ligne ? Pour le savoir, pensez à installer des capteurs et à connecter votre imprimante à l’IIoT (Internet industriel des objets) ainsi qu’à une solution de gestion des données afin de mesurer le fonctionnement de votre ligne, produit par produit et au global. Mais quoi que vous fassiez, assurez-vous de rester cohérent dans la mesure de vos indicateurs. Une mesure inexacte donnera des résultats inexacts.

Mesurez à l’aide d’une matrice faisabilité-impact. Il s’agit d’un graphique simple, il mesure la difficulté de facile à difficile sur un axe et l’impact de petit à grand sur un autre, vous aidant essentiellement à prioriser les projets qui auront le plus d’impact. Cette la matrice faisabilité-impact vous aidera à visualiser tous vos projets. Par exemple, un projet situé au milieu de cette matrice demandera réflexion : ce projet nécessite-t-il que j’y consacre du temps ? Est-ce absolument nécessaire ? À l’aide de la matrice, vous identifierez les projets qui peuvent être traités rapidement.

Définir clairement les rôles et les responsabilités, pour appliquer le TRG, chaque tâche doit avoir un propriétaire attitré. Ce ne sont pas les structures qui prennent les décisions, ce sont les gens qui les prennent. Même si le propriétaire de cette tâche ne fait pas le travail lui-même, c’est lui ou elle qui s’assurera que la tâche est terminée. La prise de décision devra être rapide ; en faisant d’une personne le propriétaire, vous aiderez à faire en sorte que des mesures soient prises immédiatement pour corriger tout problème avec la ligne.

Pour conclure

Vous avez maintenant une meilleure idée de ce que le TRG peut apporter à vos lignes de conditionnement. Au cours de mes années passées dans l’industrie, j’ai vu le TRG grandement améliorer la productivité des lignes, ce qui a contribué à réduire les charges des entreprises liées à la production.

En commençant modestement, en identifiant les paramètres clés, en identifiant votre cadre TRG/TPM à l’aide d’une matrice faisabilité-impact et en définissant clairement les rôles et les responsabilités pour chaque tâche, vous serez en bonne voie pour améliorer l’efficacité de vos chaînes de conditionnement.

Le TRG ne fait pas de miracles, il demande de la rigueur. Cependant, une fois mis en place, les avantages sont grands : en utilisant les données fournies par le TRG, vous pouvez aider à prévoir avec plus de précision les dérives ou les temps d’arrêt avant qu’ils ne se produisent et à prendre rapidement des mesures correctives si c’est nécessaire.

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8 astuces pour bien gérer votre temps au bureau

8 astuces pour bien gérer votre temps au bureau

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8 astuces pour bien gérer votre temps au bureau

Nous sommes tous confrontés à cette question récurrente : comment faire pour réaliser un maximum de tâches dans une journée de travail ?

Je vous propose donc de tester les conseils suivants, basés sur ma modeste expérience et qui pourront j’espère vous aider à améliorer votre productivité au quotidien :

Consultez vos emails 2 ou 3 fois par jour uniquement : avez-vous déjà mesuré le temps que vous passez chaque jour sur votre messagerie ? faites-le, vous serez surpris ! J’ai pour ma part constaté que la consultation de mes emails pouvait me prendre jusqu’à deux heures par jour, et vous ? le fait de “s’interdire” de consulter ses emails toutes les 5 minutes me paraît plus productif, cela n’est pas toujours évident car nous avons tous pris la mauvaise habitude de considérer notre boîte email comme une messagerie instantanée, néanmoins vos collègues s’habitueront et qui sait, suivront peut-être votre exemple !

Priorisez vos tâches : cela paraît évident dit de cette façon, mais croyez-moi, le simple fait de lister et de numéroter vos tâches par ordre de priorité peut s’avérer compliqué au début. Néanmoins, cela vaut généralement le coup ! Vous allez peut-être vous rendre compte que vous consacrez trop de temps à des tâches qui n’apportent rien à vos projets en cours,…je vous recommande pour aller plus loin d’utiliser la matrice urgent/important visible ici: https://fr.wikipedia.org/wiki/Matrice_d%27Eisenhower que je trouve personnellement très utile.

Déléguez (lorsque vous pouvez) à vos collaborateurs ou collègues les tâches qui ne font pas partie de votre mission ou sur lesquelles vous ne pouvez pas apporter de valeur ajoutée. Bien sûr vous travaillez en équipe et il faut de temps en temps “donner la main” à un collègue, mais vous (comme moi) serez jugés sur l’avancement de vos projets et sur la réalisation de vos objectifs, rien ne sert de perdre du temps sur des missions qui ne vous concerne pas directement.

Apprenez à dire “non” : être identifié comme quelqu’un qui dit toujours ou souvent “oui” est un réel handicap dans une entreprise : votre temps risque d’être monopolisé par des demandes inutiles ou tout simplement hors de votre domaine de compétence. Je vous recommande de prendre le temps de la réflexion avant de dire oui, cela vous permettra de faire le tri entre ce qu’il faut réellement faire et ce qui peut attendre ou être fait par quelqu’un d’autre. Enfin, il y a de nombreuses façons de dire “non”, la priorité reste à la fluidité et à la qualité de la communication avec vos collaborateurs, il faut trouver le bon compromis.

Concentrez-vous sur vos objectifs à moyen et long terme : le plus souvent il est relativement aisé de se focaliser sur les objectifs à court terme, mais quels sont vos objectifs à moyen et long terme ? êtes-vous dans la bonne direction ? il est toujours intéressant de prendre un peu de recul pour mesurer ce qu’il reste encore à accomplir et redresser le cap si cela est nécessaire.

Ménagez-vous des plages horaires (au moins 30 minutes sans interruption) dans la semaine pour les tâches qui vous demandent le plus de concentration, si possible essayez de vous isoler dans votre bureau ou ailleurs dans un endroit calme et faites savoir à vos collaborateurs que vous ne souhaitez pas être dérangé.

Levez-vous et allez voir vos collègues dans leur bureau lorsque c’est possible, à cela deux raisons : d’une part vous bougerez (ce n’est jamais très bon pour votre corps de rester assis pendant des heures) et d’autre part j’ai constaté qu’une discussion en face en face est toujours plus constructive qu’un envoi d’emails ou même qu’un appel téléphonique. Le temps possiblement gagné avec un appel téléphonique ou un email sera souvent largement rattrapé.

Prenez des notes : pendant vos entretiens ou réunions, il est indispensable de prendre des notes. Je suis toujours surpris de constater le nombre de personnes qui assistent à des réunions sans prendre aucune note. Certains d’entre eux sont peut-être dotés d’une mémoire hors du commun mais d’une manière générale prendre des notes permet de structurer sa pensée, d’avoir une trace de ce qui s’est dit pendant la réunion et surtout de mémoriser, de nombreuses études ont montré que notre cerveau retient beaucoup plus facilement une information qui a été écrite. Vous gagnerez du temps !

Conclusion :

En résumé, bien gérer son temps est une question de priorités : vos priorités et celles des autres, autrement dit comment interagir au mieux avec vos collaborateurs, votre hiérarchie, vos clients, vos fournisseurs ou partenaires dans le but d’atteindre vos objectifs et surtout, luxe suprême, de faire face aux imprévus avec sérénité et efficacité.

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